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Qu'est-ce que le CLDR ? Le référentiel de données de locale, expliqué

Le CLDR (Common Locale Data Repository, référentiel commun de données de locale) est la base de données partagée qui indique aux logiciels comment chaque locale formate les dates, les nombres, les devises et les pluriels. Le Consortium Unicode le maintient, et c'est la référence sur laquelle s'appuient discrètement la plupart des langages et des frameworks.

La raison d'être : « le bon format » diffère partout, et aucune équipe ne devrait le redécouvrir locale par locale. Le CLDR enregistre que 1 000,50 en France s'écrit 1,000.50 aux États-Unis, que la semaine commence le lundi ici et le dimanche ailleurs, que le symbole monétaire précède le montant à un endroit et le suit à un autre, et que les règles de pluriel varient (le français en a deux, l'arabe en a six). Il couvre des centaines de locales et est mis à jour deux fois par an. Le tri en fait aussi partie : le CLDR sait que le ñ se classe après le n en espagnol et que le suédois place å, ä et ö en fin d'alphabet.

Les développeurs n'éditent presque jamais ces données à la main. Ils y accèdent via des bibliothèques, le projet ICU, l'API Intl du navigateur ou les fonctions de formatage d'un framework, qui lisent toutes le CLDR en dessous. C'est ce qui fait qu'une date s'affiche « 20 juillet 2026 » pour un utilisateur et « 20 de julio de 2026 » pour un autre sans code sur mesure.

S'appuyer sur un formatage issu du CLDR fait partie de l'internationalisation : c'est ainsi qu'un produit gère correctement les différences de locale sans qu'un développeur ait à les deviner.

Pourquoi c'est important pour le logiciel sur mesure

Les logiciels prêts pour le multilingue que nous construisons formatent les dates, les nombres et les devises via des bibliothèques adossées au CLDR plutôt que par des règles codées en dur. Un nouveau marché hérite gratuitement du bon formatage local, une chose de moins à corriger quand un client s'étend vers une autre langue.